Etude de Ski
Etude de sécurité sur la perception des risques des sports d’hiver alpins
Les amateurs de sports d’hiver évaluent mal les risques
Luxembourg, 30 novembre 2009. Les skieurs et surfeurs ne font pas la différence entre fréquence et gravité des accidents. C’est ce qui ressort de la première étude de sécurité menée par la Bâloise sur la perception des risques des sports d’hiver alpins. Près de deux tiers des personnes interrogées s’attendent à des accidents fréquents aux endroits sans visibilité suffisante et dans de mauvaises conditions météorologiques. Or, la plupart des accidents surviennent sur des pistes faciles à moyennement difficiles, dans de bonnes conditions générales et sans aucune cause extérieure.
L’étude de sécurité 2009 de la Bâloise compare la perception subjective des risques par les amateurs de sports d’hiver interrogés avec la réalité sur les pistes. Les résultats mettent à jour de grandes lacunes de connaissances, notamment chez les sportifs moins expérimentés. Parmi les causes d’accidents, ceux-ci surévaluent nettement les collisions avec des personnes, les conditions difficiles sur les pistes et la mauvaise météo. Par ailleurs, ils sous-estiment le risque d’un accident n’impliquant aucune cause extérieure.
La plupart des accidents surviennent sur des pistes balisées.
Les accidents aux croisements de pistes et dans les sections sans visibilité suffisante sont rares. Manifestement, les amateurs de sports d’hiver sont conscients du danger dans ces zones et adaptent leur conduite en conséquence. Des mesures de vitesses effectuées sur une piste de ski confirment cette hypothèse. La vitesse moyenne était de 40 km/h sur la piste sans obstacle contre 25 km/h à un croisement de pistes. L’étude de sécurité 2009 de la Bâloise montre ainsi que les personnes interrogées perçoivent correctement le danger à cet égard, mais pas la fréquence des accidents. Des résultats similaires apparaissent aussi dans l’estimation de la fréquence des accidents selon les conditions de la piste et de la météo.
UNE GRANDE DIFFÉRENCE ENTRE PERCEPTION ET RÉALITÉ
93% des amateurs de sports d’hiver se blessent sans cause extérieure. 2% d’entre eux entrent en collision avec un objet immobile ou sont ensevelis par une avalanche. Parmi les accidents sans cause extérieure se compte aussi les chutes de pierres et les quasi-collisions. Les accidents par collision avec des personnes constituent les 7% restants. La comparaison de ces chiffres avec les résultats de l’étude de sécurité 2009 de la Bâloise montre de manière flagrante que les personnes interrogées évaluent mal la fréquence et la gravité des accidents liés aux sports d’hiver.
D’une part, 60% des personnes interrogées s’attendent certes le plus souvent à un accident n'impliquant aucune cause extérieure, mais sous-estiment ainsi nettement le risque. D’autre part, les types d’accidents «collision avec personne» (53%) et «quasi-collision» (48%) atteignent également des scores élevés dans le sondage, alors qu’ils sont extrêmement rares dans la réalité. La confrontation des résultats avec le panel d’experts montre que les personnes interrogées ne sont guère en mesure de faire la distinction entre fréquence et gravité des types d’accidents. En principe, les risques liés à une cause extérieure sont perçus comme plus dangereux que le propre comportement. Or, les nombreux accidents sans aucune cause extérieure peuvent aussi parfois provoquer de graves blessures. Les experts considèrent que des mauvaises représentations du danger faussent la perception objective. Ainsi, ce ne sont pas les «sauvages sur les pistes» qui causent le plus de collisions avec des personnes, mais bien les skieurs ordinaires qui penchent par exemple trop leurs skis et perdent la maîtrise.
Comparaison entre fréquence et dangerosité de différents types d'accidents entre les personnes interrogées et les experts
L’évaluation du type de blessures est similaire: près de deux tiers des personnes interrogées s’attendent à des blessures fréquentes à la tête. Or, en réalité, celles-ci atteignent seulement 10%. En revanche, il s’agit le plus souvent de blessures graves. Les blessures aux bras et aux jambes sont les plus fréquentes mais elles entraînent rarement des séquelles et handicaps graves et durables, contrairement aux blessures à la tête, à la colonne vertébrale et au bassin.
LE CASQUE DE SKI PAS ENCORE ETABLI AU LUXEMBOURG
Un casque de ski protège contre ces blessures graves. L’étude de sécurité 2009 de la Bâloise montre que ce sont surtout les skieurs moins expérimentés qui renoncent au port du casque. Plus les skieurs ou surfeurs sont prêts à prendre des risques, plus ils sont disposés à porter un casque. D'un autre côté, les personnes très prévoyantes sont aussi de plus en plus nombreuses à porter un casque. Ces dernières années, le pourcentage des porteurs de casque dans les pays alpins a grimpé en moyenne à 60%. Au Luxembourg, l’étude présentée montre cependant que seulement 30% affirment de porter un casque tout le temps.
MANQUE DE CONTRÔLE DES FIXATIONS
D’une manière générale, la fréquence du contrôle professionnel des fixations laisse à désirer. Seuls à peine deux tiers des personnes les font contrôler régulièrement dans un magasin spécialisé. L’analyse de
l’étude de sécurité 2009 de la Bâloise montre ici aussi que les amateurs de sports d’hiver qui ne se préparent pas à la saison d’hiver ne font pas non plus contrôler leur équipement. Cela peut avoir des conséquences fatales, par exemple si une fixation ne lâche pas lors d’une chute.
Fait caractéristique, cela concerne avant tout les sportifs occasionnels qui n’achètent pas mais louent leurs skis et surfs. Du point de vue statistique, c’est un grand facteur de risque pour des blessures. Les raisons sont évidentes: quiconque fournit de fausses informations au loueur (p.ex. sur son poids) et surestime ses qualités, se voit remettre du matériel inadéquat avec des fixations mal réglées.
LES CONSEILS DE SÉCURITÉ DES ASSURANCES BÂLOISE
La préparation individuelle à la saison des sports d’hiver est la meilleure prévention. Notamment les sportifs peu expérimentés évaluent mal les risques encourus sur les pistes de ski et se soucient en même temps le moins des mesures préventives. C’est pourquoi la Bâloise fournit les recommandations suivantes:
- Même les sportifs occasionnels devraient porter un casque sur la piste afin de prévenir les blessures graves à la tête.
- Un contrôle professionnel des fixations et une évaluation réaliste de ses propres qualités peuvent éviter des chutes dangereuses.
- Une bonne condition physique générale et une conduite adaptée constituent la meilleure protection contre les accidents n'impliquant aucune cause extérieure.
ÉTUDE SUR L’ENSEMBLE DU GROUPE INTEGRÉE AU CONCEPT DU «MONDE DE SÉCURITÉ»
L’étude de sécurité a été menée à la demande de la Bâloise par l’I-Lab de l’EPF de Zurich et l’université de Saint-Gall entre août et novembre 2009 dans cinq pays européens: Allemagne, Autriche, Luxembourg, Croatie et Suisse. Au Luxembourg, 504 amateurs de sports d’hiver alpins (3 989 sur l’ensemble des cinq pays), dont 86% de skieurs purs, 8% de surfeurs purs et 6% pratiquant les deux disciplines, ont participé au sondage panélisé par Internet. Pour chaque pays un sondage particulier a été réalisé et à quelques petites différences près, les résultats sont largement comparables. Afin de garantir la qualité des données recueillies, seules des personnes pratiquant régulièrement le ski ou le surf ont répondu au questionnaire. Les contrôles par sondage sont, en termes d’âge et de sexe, représentatifs de la population respective d’un pays sondé sur Internet. L’âge minimum pour participer au sondage était seize ans; il n’y avait pas de limite d’âge supérieure.
Avec son identité de marque «Monde de sécurité» soucieuse des nuances et différences, la Bâloise pose de nouveaux jalons dans le secteur des assurances. «Tout ce que nous faisons, nous le faisons au service de la sécurité. Derrière chaque produit, derrière chaque service, c’est la sécurité qui prime. Nous rendons la sécurité palpable pour tout un chacun.
Dans le cadre de ce positionnement, la Bâloise commande régulièrement des études sur la sécurité. Elle souhaite en tirer ensuite des conclusions qui lui permettent d’optimiser continuellement sa propre offre de
prévention.